Les Lions du Sénégal champion d’Afrique, une deuxième étoile qui brille au-delà de l’horizon sportif. Après le chaos qui a bizuté les nerfs, l’ange Sadio Mané a fait revenir ses coéquipiers sur la pelouse de Rabat. Avant de passer à l’échafaud la bande à Hakimi et Yassine Bounou. Le Sénégal se laisse envelopper dans une liesse populaire jusque tard dans la nuit, requinqué par la retrouvaille du tandem Diomaye-Sonko, soudée comme un roc et suivant le film palpitant de ce duel Maroc- Sénégal.
Quelques minutes seulement après le but libérateur de Pape GUEYE et du sifflet final de l’arbitre « controversé », le Congolais Jean- Jacques Ngambo N’dala, consacrant la victoire de l’équipe du Sénégal face aux Lions de l’Atlas du Maroc, le président Diomaye Faye a décrété la journée du lundi 19 janvier chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Dans la nuit vibrante de la CAN 2025, les Lions du Sénégal ont rugi avec une force qui dépasse le simple cadre du sport. Face au Maroc, ils ont offert au peuple une deuxième étoile, éclatante comme un soleil neuf, symbole d’un destin qui s’élève.
Ce triomphe n’est pas seulement une victoire : c’est une épopée, une légende qui s’écrit à l’encre de sueur, de courage et de ferveur.
Le public a vécu le théâtre d’une bataille grandiose. Le match fut une fresque héroïque. D’abord un but refusé pour le Sénégal à la fin du temps réglementaire, puis dans la foulée, un penalty très discutable accordé pour le Maroc a provoqué la furie des Lions de la Teranga qui ont, un temps, décidé de quitter la pelouse et de rentrer aux vestiaires. Sadio Mané fera revenir ses coéquipiers sur le terrain, le penalty a été stoppé par le colosse gardien Edouard Mendy.
Dans ce match intense, une fantastique finale, chaque passe, chaque tacle, chaque souffle portait la gravité d’un serment. Les Lions ont combattu comme des guerriers antiques, transformant la pelouse en arène, et le ballon en flambeau de liberté.
Une étoile, souffle du renouveau, qui illumine la nation
La première étoile avait ouvert la voie, la seconde consacre le Sénégal comme royaume du football africain. Elle scintille désormais au-dessus du drapeau, comme une promesse : « Le courage est la clef des victoires éternelles ». Dans les rues de la capitale sénégalaise et des villes de l’intérieur du pays, les chants s’élèvent, les tambours résonnent, et les visages s’illuminent d’une fierté indomptable.
À la tête du pays, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko voient leur gouvernance associée à cette étoile. Leur arrivée au pouvoir, empreinte d’espérance et de justice, trouve un miroir dans l’exploit des Lions. Le peuple, galvanisé, croit à nouveau en son destin : la victoire sportive devient métaphore politique, une étoile qui guide vers l’avenir.
Le football, miroir des nations, a révélé l’âme sénégalaise : fière, solidaire, invincible. Les Lions ont rappelé que l’Afrique est terre de grandeur, de luttes et de triomphes. Et dans la liesse, les proverbes résonnent : « Quand le lion rugit, la savane s’incline ; quand il triomphe, le monde s’inspire ».
Par Chérif Ismael AÏDARA, Directeur Éditorial de Confidentiel Afrique


