Après plusieurs rounds de pourparlers, le départ, sans tambours, ni trompettes de la société française Amarante de la plate-forme de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, a été acté. C’est finalement Securicom qui a pris la main et blinde ses radars. Exclusif
Fin 2020, les autorités sénégalaises sous le magistère de l’ancien président Macky SALL avaient pris la décision de ne pas mettre fin au contrat de sécurité des activités aéroportuaires d’Amarante International au profit du groupe Securicom. De vives discussions avaient été engagées entre les autorités et la société Amarante au plus haut sommet dont la filiale était dirigée par le français Denis DUBOST. Finalement, Dakar a joué la carte du géant français SECURICOM pour sécuriser la plate-forme aéroportuaire de Diass Blaise Diagne.
Équipements de digitalisation de dernière génération
La société nouvellement adjudicataire du contrat de sécurité avec l’avènement de la gouvernance Diomaye- SONKO, blinde son dispositif sécuritaire, conformément à la feuille de route des nouvelles autorités adossée sur le plan de vision stratégique 2050. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, SECURICOM s’est dotée d’une dizaine de bornes digitales d’identifications- passagers au niveau de tous les couloirs de police aéoportuaires. Les fiches de renseignements coordonnés et la recrudescence des attaques djihadistes ces derniers mois sur le dernier versant transfrontalier Kayes- Diboli- Kidira- sur les convois des transporteurs d’hydrocarbures provenant de Dakar et à destination de la capitale malienne Bamako, ont poussé les autorités dakaroises à renforcer le dispositif de veille rapide et d’identification des millions de passagers qui débarquent et embarquent à partir de la plate-forme Diass Blaise Diagne. Les enjeux sécuritaires sont gigantesques et le géant français SECURICOM ne ménage aucun effort pour relever les défis plus que son prédécesseur Amarante.
Par Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)


