En assurant une première et pleine participation au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, dans l’antre du Center Conference d’Addis- Abéba, au nom du chef de l’Etat, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a attiré du beau monde, prouvant sa stature politique et diplomatique. Plusieurs dirigeants de la scène internationale se sont entretenus avec lui: De l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki au Secrétaire général des Nations Unies Antonio Guteress en passant par Giorgia Meloni, Younes El-Menfi, Olivier Nguema, Dr Amina Mohamed entre autres.
Au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, tenu les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, a su conjuguer idéologie souverainiste et pragmatisme politique. Dès son arrivée en Éthiopie, dans un contexte marqué par les rumeurs autour de la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, il s’est imposé comme un acteur stratégique, donnant une dimension particulière aux débats du sommet autour des enjeux mondiaux liés à l’eau et à l’assainissement.
Une voix engagée et qui compte sur la scène internationale
Ousmane Sonko s’est fait le porte-voix d’une ligne souverainiste articulée autour de trois axes majeurs : l’autonomie économique pour réduire la dépendance aux bailleurs internationaux, l’indépendance politique pour réaffirmer la capacité des États africains à définir leurs trajectoires sans ingérence extérieure et enfin le repositionnement géopolitique pour inscrire l’Afrique dans les recompositions mondiales comme un acteur capable de peser dans les négociations sur le climat, le commerce et la gouvernance numérique. Cette vision panafricanisme est en phase avec les aspirations d’une bonne partie de la jeunesse africaine appelant à une rupture avec les paradigmes de l’ère postcoloniale, à la mise sous éteignoir des relations condescendantes entre les grandes puissances occidentales et les pays du continent.
Mais c’est dans les coulisses, que le Premier ministre Sonko s’est véritablement imposé comme une figure centrale. Multipliant les rencontres bilatérales et multilatérales, il a échangé avec des personnalités de premier plan, telles que Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres italien, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon, Mohammed Younes El-Menfi, président du Conseil présidentiel libyen, et Thabo Mbeki, président de la Fondation éponyme. A ces entretiens, se sont ajoutées des audiences avec Jeffrey Sachs, président du Réseau des Solutions pour le Développement durable des Nations Unies, Amina J. Mohammed, vice-secrétaire générale de l’ONU, Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de Développement, Mohamed Yakub Janabi, directeur Afrique de l’OMS, et des responsables politiques de Gambie, d’Angola et de Mauritanie. Ces échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la promotion du développement durable et les grands défis régionaux et internationaux.
Le sommet, placé sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », a permis au premier ministre Ousmane Sonko de s’inscrire dans une dynamique de gouvernance partagée et de développement durable. Ses discussions avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali, le » transformateur » de l’économie éthiopienne inclusive ont illustré cette volonté de bâtir des partenariats solides autour des enjeux communs, confirmant son rôle de catalyseur dans la recherche de solutions africaines aux défis africains.
En quelques jours, Ousmane Sonko a transformé sa première participation au sommet de l’Union africaine en une démonstration d’influence. Entre une doctrine souverainiste assumée et une diplomatie active dans les coulisses, il s’est affirmé comme une figure montante de la scène politique africaine, capable de peser autant dans les débats officiels que dans les négociations discrètes. Sa capacité à conjuguer idéologie et pragmatisme diplomatique fait de lui un acteur incontournable des recompositions à venir du continent, et une véritable star des coulisses de l’Union africaine et des autres raouts internationaux à venir.
Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)


